- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -_____Avant de commencer, une petite précision. Les dialogues sont en gras, les pensées sont en italique. Le reste c'est de la narration. Premier chapitre, NOW ! =)
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Dimanche 30 mars 2008, Steigenberger Hotel à Hambourg, 15h.
PDV Bill.
_____J'en ai plus que marre. Marre qu'on me dicte ce que je dois faire jour après jour. Marre d'être obligé d'obéir au doigt et à l'oeil à ces foutus gens qui sont censés savoir ce qui est le mieux pour nous, mais qui au final font ce qui les arrange le mieux à eux. Je pourrais simplement imposer ma façon de voir les choses. Mais je ne le fais pas. Pourquoi ? D'une part parce que certains aspects de cette notoriété me plaisent. Et d'autre part, par respect pour les autres membres du groupe. Je ne peux pas tout foutre en l'air à cause de mon caractère de chien. Oui parce que je le sais que je suis un emmerdeur, mais je me complais à l'être. Sincèrement, je ne sais pas comment eux font pour accepter calmement de devenir les objets de ces imbéciles. Rho et puis merde, pourquoi je m'emballe comme ça. Je ferais mieux de me dépêcher.
Flash back 5mn plus tôt.
Boum boum boum !
...
BOUM BOUM BOUM !
David : Bill ouvre merde !
Je m'extirpe difficilement de mon lit, les yeux encore collés. Je me dirige à taton vers la porte. On est arrivé dans ce maudit hôtel hier soir, et je n'ai pas encore eu le temps de prendre mes repères.
BOUM BOUM BOUM !
Ha, ça vient de l'autre côté. Aïe putain de sa race de merde ! Je me suis pris le petit doigt de pied dans le coin du lit.
Je m'accroupis quelques secondes en serrant fort mon petit pied endoloris et en fermant les yeux pour oublier la douleur. Les coups à la porte redoublent.
BOUM BOUM BOUM !
David : Bill ! Si tu n'es pas sorti dans 5 secondes je te promets que... que...
Les yeux à présent grands ouvert, je me dirige en boitillant vers la porte, l'ouvre, et vois un David plus énervé et stressé que d'habitude.
Bill : Que quoi ?
David : Que je jure de mettre fin à ta notoriété internationale si tu n'es pas dans le hall dans 10 minutes. Et je n'exagère pas.
Bill : Quoi ? Mais qu'est ce que c'est ce délire ? Tu nous as dit que c'était repos aujourd'hui ! Après la journée d'hier, j'estime qu'on le mérite !
David : Changement de programme, vous devez donner une interview à 16h précises. Départ dans 10 minutes.
Bill : J'y crois pas !
David : 9 minutes. Et commence pas à te faire belle, les maquilleuses s'occuperont de te ravaler la façade. Elles font des miracles.
Bill : Toujours aussi aimable.
David : 8 minutes. Et lave toi, quand même. Tu chlingues le fauve !
Je lui claque la porte au nez et m'allonge sur mon lit quelques minutes, le temps de finir de me réveiller. J'entends David crier à travers la porte.
David : Et ne t'avise pas de te rendormir.
Je ne prends pas la peine de lui répondre. J'ai l'habitude. Il stresse toujours, mais il nous aime bien au fond. Et c'est réciproque.
Fin du flash back.
_____Je finis par me lever. Je prends une douche éclaire, enfile les habits que j'avais hasardeusement -et heureusement- préparé la veille. J'attache rapidement mes cheveux en une queue de cheval. J'attrape ma sacoche, mon téléphone et enfile de grosses lunettes de soleil. Je regarde ma montre. Je serais pile poil à l'heure.
Je me dirige vers l'ascenseur et au passage, je tape à tout hasard aux portes des chambres de mes trois acolytes. Aucune réponse. Ils doivent déjà être en bas.
Je m'empresse de les rejoindre.
PDV David.
_____Debout dans le hall du plus luxueux des hôtels d'Hambourg, je tape du pied en regardant ma montre. Vous m'avez reconnu ? Non ? Ha je sais que je ne suis pas aussi connu que mes quatre petits protégés mais j'ai quand même ma part de notoriété. Je suis toujours beau gosse du haut de mes 36 ans ! J'ai de beaux restes on dira...
Mon nom est David JOST, je suis le manager des Tokio Hotel.
_____Je me rappelle encore la première fois que je les ai vu. Ils donnaient des petits concerts dans une salle minuscule tout près de chez moi, à Loitshe. Personne ne se bousculait pour aller les applaudir, mais un ami proche m'avait parlé d'eux et la curiosité a été plus forte. A l'époque ils se faisaient appeler "Devilish", bien que je ne leur trouvait rien de démoniaque. Mais j'ai tout de suite senti que je pourrais faire quelque chose de bien avec eux. La preuve.
_____Gustav fait son apparition le premier, me faisant oublier ma nostalgie. Ce petit blondinet aux allures timides à pourtant tout d'un grand. Il me dit bonjour d'un hochement de tête et reste à l'écart. Il a un talent incroyable et joue de son instrument comme personne, mais il reste modeste.
_____Pas comme ce petit vicelard de Tom, qui arrive dans le hall juste après lui, gratiffiant toutes les jolies filles qui croisent son chemin d'un sourire charmeur. Il a un style très particulier que j'ai en horreur. J'ai essayé désespérément à plusieurs reprises de le convaincre d'en changer mais il n'y a rien à faire. Après tout, il s'attire les faveurs de toutes les midinettes. On ne change pas une équipe qui gagne comme on dit.
_____Suit de près Georg, notre bassiste favori. Il s'entend bien avec tout le monde celui là. Il peut être responsable et réfléchi, mais il sait aussi profiter de la vie.
_____Arrive enfin mon petit dernier. Le pire, mais aussi le meilleur de tous. Je jette un oeil à ma montre. Il est à l'heure ! Il est le dernier certes, mais il n'est pas en retard. ___Bill. C'est un sacré phénomène. Capricieux, arrogant, têtu, égoïste et narcissique à souhaits. La star dans toute sa splendeur. Mais même si je ne le lui montre pas souvent, je suis très fier de lui et je ne l'échangerai pour rien au monde.
_____Je les regarde tous les quatre, attendant impatiemment que je leur annonce le programme de l'après-midi. Sans plus attendre, je commence mon spitch quotidien.
Moi : _____Salut les gars. J'espère que je ne vous ai pas trop bousculé. Une interview de dernière minute à été programmée, je ne pouvais pas la reporter. Ne vous inquiétez pas ça prendra deux heures, tout au plus. Préparation, interview, photos et autographes compris. On monte tout de suite dans le van, pas le temps de manger un bout, on verra plus tard._____Des centaines... Non qu'est ce que je dis... Des milliers de fans, sont devant l'hotel. Ni photos, ni autographes pour l'instant, on a plus une minute à perdre. _____Tom, tu ne dragues pas la journaliste. Gustav, essaye de dire quelques mots pendant l'interview. Georg, cesse de jouer avec tes cheveux. Et Bill... Ben Bill... Soit belle et tais-toi. Allez let's go !
PDV Gustav.
_____Saki est devant nous. Il ouvre les portes de l'hôtel et les cris me percent les tympans. Les trois autres sont devant moi. Ils sortent et je les suis. Avant de monter dans le van, ils saluent la foule, tout sourire aux lèvres. Ces cris atroces ! Et dire qu'ils aiment ça. Moi je ne les supporte pas. Ou plutôt, je ne les supporte plus. _____Au début ça me faisait rire à moi aussi. Nous, quatre allemands que tout séparait, mis à part la musique, quatre ados pré pubères avec des look à coucher dehors. Aucun de nous n'avait le physique pour devenir une star. A cette époque, ça nous amusait de nous faire trimballer à droite et à gauche et de découvrir chaque jour un peu plus de fans en bas de notre hôtel ou à nos concerts. _____Aujourd'hui, ça fait près de deux ans que notre notoriété va crescendo et, chacun à notre façon, on commence à en avoir marre.
15h30, dans le van.
Tom : J'aurais aimé dormir un peu plus longtemps aujourd'hui.
Georg : Et moi j'aurais aimé jouer à la playstation.
Moi : Moi aller faire quelques longueurs à la piscine de l'hôtel.
_____Tout le monde se tourne vers Bill, comme si il était obligé d'ajouter son grain de sel. Mais celui-ci avait le front appuyé contre la vitre et semblait même ne pas nous avoir entendu.
Tom lui donne un coup de coude, qui le tire de ses rêveries.
Tom : Eh frérot, à quoi tu penses ?
Bill : A maman. On l'a pas appelé depuis presque une semaine.
Tom : Ah t'en fait pas, elle sait qu'on est entre de bonnes mains.
Georg : De toute façon elle sait que vous êtes vivants, puisqu'elle vous voit la téloche et dans tous les magazines, ironise-t-il.
PDV Tom.
_____15h40. On est arrivé. On nous avait donné rendez-vous dans le hall d'un autre hôtel. Ridicule. On nous trimbale d'hôtel en hôtel. Le notre ne faisait pas l'affaire ? _____Avant de franchir les portes sous le contrôle vigilant de nos gardes du corps, je jette un coup d'oeil vers mon frère. Il a vraiment l'air contrarié. Faudra que j'ai une discussion avec lui après. Je sais que ça ne concerne pas maman. Je le lis dans ses yeux. Il y a autre chose. Il ne voulait pas parler devant les autres je suppose.
_____Dans une petite salle, on nous prend en main pour nous maquiller, nous coiffer, nous rendre présentable en gros. _____Les cameramen nous suivent jusqu'à ce que nous ayons rejoins les journalistes. Une fois assis, la jeune femme qui devait nous interviewer nous dévisage tour à tour, regarde ses fiches, puis commence.
Journaliste : Bonjour les garçons. Tout d'abord, appréciez vous le fait que votre tournée soit enfin terminée ? Que faites vous de votre temps libre ?
_____Allez, encore des putains de questions à la con auxquelles on ne peut absolument rien répondre de censé. Je lance un regard à Bill, comme pour le supplier de commencer, mais celui-ci baisse la tête. Je pouvais lire le malaise de la femme face à ce silence. Voyant que personne ne se décide à répondre, je me lance.
Moi : On dors beaucoup car on a du sommeil à rattraper. En tournée, entre les répétitions et autre, on a pas vraiment le temps de se reposer.
Journaliste : Vous en profitez pour revoir vos familles, vos amis, vos petites copines peut-être ?
Bill : Si c'est ce que vous voulez savoir, on est tous les quatre célibataires.
Journaliste : Vraiment ? Pourtant, avec ces millions de groupies prêtes à tout pour vous, on pourrait imaginer que vous collectionnez les filles.
Gustav : Nous sommes dans une période de notre vie où notre métier compte plus que tout. Une fille serait malvenue au milieu de nous. Même si on le voulait, on ne pourrait pas se le permettre.
Journaliste : Justement, votre métier, la musique, vous ouvre-t-il des portes ? Avez-vous plus de facilité pour des choses qui vous semblaient impossibles auparavant.
Georg : Lorsqu'on veut faire du shopping, on ferme le magasin pour nous. On est invité dans toutes les soirées VIP. On ne fait la queue nul part. On nous chouchoute quoi.
Journaliste : Bill, grâce à ta notoriété, tu as doublé un personnage dans un dessin animé. Pourquoi avoir accepté cette expérience, qui visiblement n'a rien à voir avec ta vocation principale, qui est le chant ?
Bill : Prêter ma voix à Arthur était amusant, d'autant plus que mon idole depuis toujours, Nena, participait aussi au doublage. C'était une expérience enrichissante.
Journaliste : Donc si les portes du grand écran s'ouvraient à vous, vous tenteriez l'expérience ?
PDV Georg.
Les questions commencent enfin à être intéressantes. Celle-ci en particulier m'interpelle.
Moi : J'adorerais faire du cinéma.
Tom : Ça serait vraiment le pied, ouai !
Bill : Moi ça ne me plairait pas du tout. Je ne suis pas doué pour jouer un rôle.
Journaliste : En ce qui concerne votre prochain album. Anglais ou allemand ?
Gustav : Au départ, on avait pensé à l'anglais. Mais il semblerait que les fans, allemandes, françaises, ou autres, le veulent en allemand.
Journaliste : Et si ça ne tenait qu'à vous ?
Bill : Moi je choisirais l'allemand. C'est ma langue maternelle, et ce sont mes propres textes.
Tom : Il dit ça parce qu'il a un accent anglais à coucher dehors.
Bill met une petite claque sur la nuque de Tom.
Journaliste : Hé bien, merci à tous les quatre pour cette entrevue enrichissante. Au plaisir de vous revoir.
_____ Avant de partit, on pose pour les photographes présents. En sortant de l'hôtel, on signe quelques autographes aux fans qui nous ont suivi depuis notre départ. Soulagés que ce soit fini, on rejoint enfin notre van.
_____17h30. De retour à l'hôtel, David nous annonce que notre soirée est libre, et que demain on pourra se reposer aussi.
Dans le couloir, je lance à tout hasard.
Moi : Une partie de Playstation, ça tente quelqu'un ?
Gustav : Ho oui ! Ho oui ! Une course de bagnole !
Tom : C'est partiii !
Bill : Sans moi les gars, j'vais pioncer.
Bill se dirige vers sa chambre et Tom lance à l'initiative de Gus et moi.
Tom : Commencez, je vous rejoins. J'en ai pas pour longtemps.
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
_____First chapter finished ! Qué que vous n'en pensez ?? J'veux que tout passe sous votre oeil de lectrices pro ! Scenario, écriture, style, j'veux vous voir critiquer [ou complimenter c'est au choix], chacun des mots de ce chapitre !
_____ C'est le premier, ou comme qui dirait l'accroche. Donc si le premier chapitre merde, la suite va merder avec ! Nein ? Alors avant de me lancer dans la publication du second chap, ne veux pleins de n'avis :p
_____ Une question ? N'hésitez pas, bien au contraire. Ca me ferait plus que plaisir d'y répondre =)
Tausend Küsse
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Laeti*
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -